"Montluçon m'évoque plusieurs souvenirs. Tout d'abord, une arrivée d'un Tour d'Auvergne en collaboration avec le Vélo-Sport Montluçonnais. Le public avait répondu en masse à ce rendez-vous. Ensuite, l'association Aulnat - Montluçon avec Jean-Pierre Darchy.
Mais le meilleur souvenir est ma première victoire sur route lors du Premier Pas Dunlop en 1966 au sommet de la côte de Fontbouillant. Lorsque j'ai débuté en vélo en cadet en 1965, mon père, Lucien, me parlait sans arrêt de cette épreuve régionale qui se disputait chaque année à Montluçon. C'était aussi le championnat d'Auvergne juniors.
Avec l'AC Clermont, on était venus le jeudi pour reconnaître le parcours et notamment cette longue ligne droite d'arrivée de plus d'un kilomètre. On nous avait bien averti qu'il fallait rester bien au chaud et ne pas lancer le sprint de trop loin !!!
On s'est présenté à 22 coureurs pour le titre et comme prévu la bagarre a commencé à la flamme rouge. Le groupe s'est vite retrouvé en file indienne. Je me souviens que j'étais en tête au 300 mètres. Je me suis fait doubler par 2 ou 3 coureurs et j'ai pensé qu'il fallait que je gagne pour faire plaisir à mon père. Je me suis transcendé et au courage, je remporte le bouquet et mon deuxième titre de champion d'Auvergne de l'année 1966 puisqu'en janvier j'avais gagné le championnat en cyclo-cross. Pour cette épreuve à Montluçon qui se disputait le matin, j'étais venu coucher au Lion d'Or dont le propriétaire était Georges Cohen, le frère d'Yves, et ami cycliste de mon père.
Suite à cette victoire, j'étais le deuxième coureur auvergnat à être sélectionné pour disputer la finale nationale à Montluçon, le premier étant Raphaël Géminiani. Mais la différence entre nous deux est... qu'il a gagné ! A mon dépens, le VSM, club organisateur, avait modifié le lieu d'arrivée. J'avais gagné au sommet de la côte de Fontbouillant -j'étais grimpeur- lors du Régional et pour le National, l'arrivée était jugée le long des quais où était placée l'arrivée de l'épreuve des Deux-Ponts (Quai Rouget de Lisle maintenant).
Rendez-vous demain et mercredi !
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